| Place Dauphine
Cachée au bout de l’île de la Cité dans le 1er arrondissement, la place Dauphine devait adopter le modèle réussi de la place des Vosges (appelée place Royale à l’époque). Mais les 32 maisons uniformes qui devaient entourer cette place n’ont pas résisté aux démolitions orchestrées vers 1874, date à laquelle les bâtiments de la rue Harlay (du nom du président du Parlement en charge de la construction de la place) ont été démolis pour laisser apparaître l’arrière du Palais de Justice. Gérard Durand ajoute que "sur le terrain occupé par cette place, on voyait autrefois plusieurs îles. La plus grande s’appelait l’île au Bureau. Elle tirait sa dénomination de Hugues Bureau qui, en 1462, acheta cet emplacement. L’île voisine était moins large, mais plus longue, son nom d’ile à la Gourdaine lui venait du moulin dit de la Gourdaine. Il y avait aussi de plu petits ilots : de la Justice, de Galilée, aux Juifs, aux Treilles, aux Vaches, des Passeurs, dont une partie constituait les vergers du Roi. En 1607, Achille de Harlay président du Parlement reçoit l’autorisation de créer cette place qui sera la seconde place royale de Paris aménagée au 17ème siècle. Cette place fut construite à l’initiative de Sully, pair de France (officier de la Couronne), et de Bellièvre, chancelier de France. Les constructions de la place furent exécutées en pierres et en briques, et de même symétrie. Cette voie publique fut appelée Place Dauphine, en l’honneur du dauphin le futur Louis XIII. En 1792, après la Révolution, c’était la Place de Thionville. En 1814, elle reprit sa premiere dénomination. La fontaine située au centre de cette voie publique a été élevée en 1802 sur les dessins de Percier et Fontaine, à la mémoire du général Desaix tué à Marengo. Au soir du 18 mars 1314, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay (maîtres de l’ordre du Temple) furent emmenés à l’île aux Juifs (aujourd’hui rattachée à l’île de la Cité) où ils furent mis à mort. Un couple célèbre de comédiens habita cette place : Simone Signoret et Yves Montant fréquentaient un restaurant à quelques pas, connu pour son excellente tête de veau ! Dans son livre “ la nostalgie n’est plus ce qu’elle était “, Simone Signoret évoque ces années heureuses et nomme son appartement “ la roulotte “". Visitez la boutique de Gérard Durand qui se trouve aux 75-77 rue du Bac, ou sur Internet, ici. Vous y trouverez une section dédiée à l'histoire de la rue du Bac ! Les photos ont été prises ici. Vers 1910 - Mai 2007 |
